25/05/2017

Lès régues po scrîre è walon / règles d' orthographe wallonne - comparaison entre le wallon écrit et le français écrit: le wallon bien plus facile

+ de 100 ans d’orthographe wallonne officielle  
Dipus d’ 100 ans d’ôrtografîye walone oficiéle

 

 Régues d’ôrtografîye dè l’ langue walone 

ou

Les règles d’orthographe du professeur Jules Feller 

 relues et complétées

 



1 Principe des règles d'orthographe du « système Feller »

 in : Novèles, 56/2002, p.15-19

 

Jules FELLER a voulu :


1 partir de ce que les Wallons prononcent ;


2 ne pas s'éloigner du français ;


3 respecter l'étymologie autant que possible.

 

 

Règles principales

 

1 Quand on ne prononce qu'un consonne, on n'en écrit qu'une.

 

p. ègz. : abé, abîye, acôrd - acwârd, alûre, arèter, èfôrt, come, cole, tchèrète...

Sauf ss entre deux voyelles ou quand un e muet suit, p. ègz. : assez, bièsse, hossî, mèsse, nisse, passer...

  

2 Quand on prononce une double consonne, on en écrit deux.

 

p. ègz. : addicion, addjudant, addjuster, Anna, Emma, Gngnape, gngno...

 

N.B. - Conséquence :

èle + consonne : èle court, èle keûd, èle va...

elle + voyelle : èlle a, èlle èst, èlle arive...

 

Il y a un avantage sur le français qui n'a pas de règles :

p. ègz. : chariot, charrette (même origine, même prononciation !!!) ; mariole = mariolle ; violon – violoniste et révision – révisionniste ;

Lapon – Lapone ; Frison - Frisonne;

citron – citronnade ; limon - limonade;peler - je pèle ; épeler - j'épelle

 

3  Un e qui se prononce è a toujours un accent grave.

p. ègz. : t' ès, il èst, lès, mès, tès, bèrwète, tchèrète

Il y a un avantage sur le français :

p. ègz. : les très chers frères

les qui n'a pas d'accent se prononce comme très, qui en a un ; chers qui n'a pas d'accent se prononce comme frères qui en a un !

Il n'y a pas de raison pour que « frères » aît un accent et « chers » pas !, « cher » vient du latin « carus » et « frères » du latin « frater » !

 

4.  Un e qui ne se prononce pas n'a pas d'accent.

p. ex. : acheter, bindeler, mougneter, dji tchante, waîte !

 

5.  Une longue voyelle a un « accent circonflexe » (qui ne forme pas de cercle, ni d'arc de cercle, mais un angle, est donc « acuflexe », mais c'est ainsi qu'on dit !) ; en wallon, on dit :  on tchapia, sauf au.

p. ex. : bûre, gâre, lîre, maîsse, qwê... Mais : maule, pau, tchau...

 

N.B. -   (a) kaî, maî, maîsse, tchaîr... ne se prononcent pas comme : sêze, têre, trêze, vêre, viêr...

 

Le français a un « accent circonflexe » dans :

bête du latin « bestia »           wallon bièsse;

fête du latin « festa »                         fièsse;

tête du latin « testa »                         tièsse

 

On justifie l'accent parce qu'il remplacerait un s, qui a disparu, mais qu'on a gardé en wallon. On écrit cependant « moutier » sans accent, alors que ce mot vient de « monasterium » !!!

    

6. Le pluriel se forme toujours par l'adjonction d'un s. sauf pour les noms en z.

Donc : on gâz - dès gâz. 

N.B. - Il y a des noms qui ont déjà s au singulier.

p. ex. : (a) non prononcé : bwès, cas, compas... ;            (b) prononcé : as', lodjis', mayis'...

 

Avantage sur le français : pas de pluriels irréguliers ou fantaisistes :

(1) Le français a des pluriels en -s ou -x, que rien ne justifie.

p. ègz. : essieu – essieux ; pneu - pneus

bal – bals ; cheval - chevaux

bail - bauxsérail - sérails,  etc., etc., etc.

  

(2) Le wallon est régulier :

p. ègz. : on bay - dès bays ; on mau - dès maus ; on tch'vau - dès tch'vaus

 

(3) Le wallon ne change pas sa prononciation au pluriel

p. ègz.: on-ou - dès ous ; on boû - dès bous on-ouy - dès ouys

 

Vous trouverez, dans certains textes, des inventions apportant des exceptions émanant, sans doute, de nostalgiques de l'abondance des exceptions compliquantes du français. Les exceptions sont à bannir autant que possible. Il y en a très peu dans notre langue.

 

7. Un t ne représente jamais le son s.

p. ègz. : dèmocracîye, inêrcîye, atincion, acsion...

Avantage sur le français qui va à travers tout :

p. ègz. :

Le français écrit

circonstance et circonstanciel, substance mais substantiel, finance et financier, confidence mais confidentiel pénitence, mais pénitentier, pénitentiaire,  Mars, mais Martien, martial, etc., etc.

 

8. g   ne représente jamais que le son qu'il a dans : gâre, Gaston...

Avantage sur le français qui fait représenter par la lettre g les sons g et j.

En français, on doit user d'un artifice : introduire un e après le g de George(s), pour ne pas prononcer gorge. En wallon, on doit écrire Jorje(s).

En français, on écrit juge, avec un g qui ne se justifie pas (latin : judex).

En wallon, on écrit juje.

 

9. En wallon, le son o ne s'écrit jamais : eau ni eaux

p. ex. : on bûrau, on cadau, on cavau, dès bûraus...

Feller a voulu éviter qu'on écrive 3 voyelles : e, a, u, pour les prononcer comme une quatrième !...

N.B. - Beaucoup de mots français en -eau, sont différents en wallon, p. ex. :

eau:                    (W) eûwe ou êwe,

bedeau:                      tchèsse-tchin,

niveau:                       livia,peau:                          pia,

tombereau:                bènion

 

10 La lettre x n'existe pas en wallon

En français, elle a 5 (cinq) valeurs : ks, gz, s, z ou rien. En wallon, on écrit :

akse       pour le français :  axe,

ègzamin  -   examen, chîj - six, chîjyin.me - sixième, deûs - deux   

  

11 Pour ne pas prononcer un  n  court, comme dans usine ou un n long, comme dans Anna, on met un point après une nasale devant un m ou un n.

p. ex. : frin.ne, hin.ne, tchin.ne, win.ne, Malon.ne, - son.ner n'est pas soner.

  

12  Le français dit : Est-ce que... ?, Quand est-ce que ?, Qui est-ce qui...?

Le wallon dit : Est-ce qui... ?, Quand-ce qui... ?, Qu'èst-ce qui... ?, Comint-ce qui... ?

Il faut donc écrire : -ce, comme en français.

p. ex. : Est-ce qui vos vêroz ? (N.B. - On peut simplement dire : Vêroz ?, Quand-ce qui vos vêroz , Comint-ce qui vos vêroz ?, Qwè-ce qui vos fioz ?...

 

13 Le son k s'écrit :

C devant a (camion), â (câse), o (conèche), ô (cône), ō(), ou (couche), oû (coûtchî),  û (cû).

K dans les autres cas : p. ex. : Bèljike (du latin Belgica) Le  c  ne peut pas rester pour faire ik (élèctrike (du grec elektron), kèkyî (mot bien wallon), koûkèbake (mot néerlandais), pârker, pârking (mots anglais).

QU (QW) au commencement d'un mot ou au commencement de la deuxième partie d'un mot composé.

p. ex. : quand, quate (Lg : qwate), quatôze (Lg : quatwaze), quékefîye, quinze (Lg : qwinze), qwè, poqwè, qwê...

 

N.B. /ks/ s'écrit : cs

p. ex. : acse, bocser, docsâl, ocsijin.ne... (v. 10).

 

14. Souvent, une consonne sonore se prononce sourde :

1. à la fin d'un mot

2. après tch 

p. ex. : Baube /p/, Bèlje (‘ch’), malade /t/, on tch'vau /f/, on tch'via /f/.

Pourquoi n'écrit-on pas : p  à la place de  b  dans baube, ch à la place de j dans Bèlje, t à la place de d dans malade, tch'vau, etc. ?

C'est parce qu'on a baurber, baurbî, Bèljike, maladîye, quate tchivaus...  

  

2 Règles complètes 

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23:08 Écrit par Justitia & Veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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